Le texte se situe à la troisième partie du roman au chapitre 45 . Il raconte le meurtre et l'enfleurage de l'odeur d'une jeune fille désirée depuis si longtemps par Jean Baptiste Grenouille .

I - La préparation et l'éxécution du meurtre

Tout d'abord , l'on peut remarquer que Grenouille a préparé méticuleusement son meurtre , tout est orchestré de façon irréprochable comme nous le montre la succession des verbes d'action au passé simple "se glissa" , "déchargea" , "se tourna" et l'utilisation de connecteurs logiques "en premier lieu" , "puis" repris deux fois , "pour l'instant" repris deux fois également . Jean Baptiste a établi un plan méthodique , où il ne commet aucun écart .

Toutes les actions s'enchaînent , sont exécutées scrupuleusement "souplement" , "en veillant" . Le crime en lui même est décrit avec des phrases courtes déclaratives "Grenouille détesta ce bruit" .

Cependant le mot meurtre n'est pas prononcé une seule fois mais l'auteur utilise un euphémisme " il manquait désormais le doux frolement d'une respiration " faisant de ce meurtre une cérémonie calme et romantique par la combinaison de "doux" et "frolement" exprimant la légèreté . Enfin le contraste entre le silence de la pièce et la répétition à sept reprises du mot "bruit" accentue le coup de la matraque .

II - Les sentiments de Grenouille

L'enivrement de Jean Baptiste Grenouille , se traduit par l'utilisation des verbes à l'imparfait dans la despcription de la jeune fille "elle dormait" , "elle était" . Bien que Grenouille nous apparait calme dans la préparation du meurtre , la description de son attitude nous montre son inhumanité . Très vite son esprit sadique reprend le dessus comme nous le montre le champ lexical du stress utilisé ; "serrer les dent" , "raide" , "contracté" , "mains crispées" , "craignait" , "crispation" . Nous pouvons voir également , la comparaison de la jeune fille à un chausson aux pommes indiquant que celle ci est un objet et le verbe "posséder" nous indique l'appartenance . Jean Baptiste Grenouille est envouté par l'odeur de la jeune fille , et ce parfum est décrit de manière hyperbolique "magnifique parfum libéré dans une bouffée chaude et puissante" montrant le pouvoir des odeurs sur le protagoniste .

L'auteur nous donne donc une vision négative des odeurs car à cause d'elles Grenouille est tenté de tuer nous dévoilant sa dangerosité et sa cruauté . Il n'exprime aucune émotion , aucun scrupule à commettre des meurtres .

Ainsi nous avons pu comprendre que Jean Baptiste Grenouille respecte les odeurs mais pas les êtres humains pour lesquels il n'a aucun sentiment . De plus , l'image romantique des odeurs est démentie car ici , elles sont la raison d'un crime révulsant .